Maroc. À quoi sert le retour au sein de l’Union africaine ?

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Les chefs d’État membres de l’organisation panafricaine réunis lundi 30 janvier à huis clos, à Addis Abeba en Éthiopie, ont accepté la réintégration du royaume chérifien. C’est l’aboutissement d’un long travail diplomatique mené par Rabat à travers tout le continent. 
“Historique : le Maroc est admis à l’Union africaine (UA)”, annonce TelQuel. Après un intense lobbying orchestré par Rabat depuis le dernier sommet de l’UA en juillet 2016, “la Conférence de l’Union africaine a fini par atteindre [lundi 30 janvier] le consensus qui valide l’admission du Maroc à l’UA”, poursuit l’hebdomadaire marocain.

“Après des débats houleux”, le retour du Maroc a finalement été soutenu par 39 pays africains “alors que le royaume avait auparavant décompté 42 voix favorables” sur un total de 54, relève le site marocain. Et de signaler que les réserves, qui avaient été portées par la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, la présidente sortante de la commission de l’UA, “ont, durant les travaux à huis clos trouvé en la personne du président du Zimbabwe, Robert Mugabe, un porte-parole acharné”.

Dlamini-Zuma sera remplacée par Moussa Faki Mahamat, 56 ans, ministre tchadien des Affaires étrangères, homme de confiance du président tchadien Idriss Déby. Mahamat a été élu le 30 janvier à la tête de la commission de l’Union africaine “à l’issue d’un vote marathonien de sept tours pour départager les candidats”, signale Le Desk. 

Discours historique

La question de savoir si “la délégation marocaine serait en mesure de siéger et de porter ses couleurs dès le 31 janvier, dernier jour du conclave des chefs d’État” a fait l’objet de nombreuses interrogations.

Finalement, le nouveau président de l’UA, Alpha Condé (le président guinéen désigné le 30 janvier pour succéder à son homologue tchadien Idriss Déby à la présidence tournante de l’organisation), a invité le roi du Maroc à faire un discours avant la clôture du sommet. Cette allocution du roi Mohammed VI a été qualifiée d’historique. Le roi a également assisté à la cérémonie de prestation de serment du président de la commission de l’UA, M. Moussa Faki Mahamat.  

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À terme, la question serait de savoir comment s’organisera la cohabitation au sein de l’Union entre le Maroc et le Polisario, fortement soutenu par l’Algérie et qui conteste la souveraineté de Rabat sur le Sahara occidental. À noter qu’en 1984, c’est l’admission au sein de l’Union de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée par le Front Polisario au Sahara occidental, qui a provoqué le départ du Maroc. Et avant de demander sa réintégration, le Maroc a d’abord essayé de faire exclure la RASD de l’Union.

À ce sujet le quotidien algérien Liberté relate les propos du président sénégalais, Macky Sall : “Même si la question du Sahara occidental reste une question posée, […] en famille on peut continuer à trouver des solutions. L’admission est faite, et c’est le plus important. Aujourd’hui, le Maroc est membre intégrant de l’Union africaine.”

Le représentant de la RASD, Mohamed Salem Ould Salek, ministre sahraoui des Affaires étrangères, également cité par Liberté, a pour sa part affirmé : “La République sahraouie souhaite la bienvenue au Maroc qui va siéger aux côtés de la RASD, et tous les États africains, y compris ceux amis du Maroc, ont affirmé qu’ils travailleront pour que la République sahraouie et le Maroc règlent leur conflit.” 

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