Coronavirus-Marrakech/Tourisme: Les professionnels recommandent la flexibilité

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Petit à petit, la morosité dans le secteur du tourisme s’installe et les annulations ou les reports se font à la pelle avec un impact évident sur les trésoreries. Les professionnels s’y attendaient, mais gardent espoir: «C’est une crise comme une autre et nous saurons la dépasser».

Le coronavirus fait des victimes un peu partout dans le monde, mais le premier impacté est le secteur du tourisme et depuis quelques jours, celui de l’événementiel. Tout comme à Paris et dans plusieurs capitales européennes du mice, les rassemblements sont désormais interdits pour freiner la propagation du coronavirus et ne pas prendre de risque de contagion.

Au Maroc et, suite à l’évolution internationale du Covid-19, le gouvernement a décidé d’interdire jusqu’à fin mars tous les événements qui connaîtraient la participation de personnes venant de l’étranger. Sont donc annulées toutes les conférences, les rencontres culturelles ou sportives, quelles qu’elles soient. Idem pour les événements rassemblant plus de 1.000 personnes résidentes ou pas dans un lieu fermé.

Pour Marrakech, dont la haute saison démarre en principe vers la dernière semaine de mars, ce ne sont pas moins d’une centaine d’événements, moyens et petits, qui sont annulés. Les professionnels tout en s’en tenant aux termes de la décision du gouvernement ont appelé leurs pairs et leur personnel à maintenir les principes d’hospitalité et d’accueil des touristes tout en veillant toutefois au respect des règles d’hygiène sanitaires et de prévention.

Les hôtels et les voyagistes vont rester très flexibles, et ce pour l’ensemble des prestations terrestres. Ainsi, les groupes et les individus qui ont décidé ou sont obligés de reporter leur voyage et séjours auront des «avoirs» à utiliser après la reprise. C’est ce qui a été décidé lors d’une réunion tenue le 6 mars dernier, à l’initiative des voyagistes et des hôteliers. S’il n’y a pas de pénalité de report, les clients devraient toutefois vérifier la disponibilité.

La rencontre a également été une occasion pour prendre les dispositions en termes d’hygiène et de sensibilisation du personnel et des clients dans les hôtels et restaurants. Certains ont déjà commencé. Ainsi, au Naoura Barrière, les bonnes pratiques sont présentées dès l’arrivée à l’établissement et les gels hydro-alcooliques, distribués gracieusement aux clients et au personnel.

Par ailleurs, les voyagistes, les hôteliers et les transporteurs vont démarrer cette semaine des séances de formation à destination de tout le personnel en coordination avec l’Onssa, l’institut Pasteur et les délégations régionales du ministère de la Santé. Reste que le voyage qui vend du rêve est sérieusement compromis vu la peur, voire la panique que crée le virus.

«Ce n’est pas tant la situation sanitaire au Maroc qui va influer sur le marché touristique, mais plutôt celle que connaît nos marchés émetteurs européens», résume un professionnel de Marrakech. Et on le sait depuis longtemps: quand l’Europe éternue, le Maroc s’enrhume. En France par exemple, les autorités sanitaires recommandent aux citoyens de différer les déplacements à l’étranger, dans toute la mesure du possible tant que l’épidémie s’intensifie.

Bien évidemment, Marrakech dont le principal marché est l’Hexagone est directement impactée par cette recommandation. Les compagnies aériennes ont, de leur côté, mis au sol plusieurs avions de leur flotte. Lufthansa va immobiliser 125 vols avions court et moyen-courrier en raison de la baisse de trafic aérien générée par l’épidémie. Air France rencontre de fortes difficultés liées au coronavirus… et ce n’est pas fini!

source leconomiste.com

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