Marrakech, capitale du plaisir et du rire

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Après deux années difficiles à cause de la pandémie du Covid-19, la magie de Marrakech et de ses atouts opère de nouveau. L’affluence des touristes reprend et pourrait même s’accélérer après l’extraordinaire publicité faite par les grosses stars de foot qui se sont ruées sur la ville durant ce mois de juin 2022.

Sur la place mythique de Jamaa El Fna, les nuits fraîches malgré l’approche de l’été s’annoncent particulièrement animées cette année. Les charmeurs de serpents ont déjà retrouvé leurs bêtes mais surtout leur public venu de tous les coins du monde, après deux saisons estivales moroses en 2020 et 2021 à cause de la pandémie du Covid-19. Les bancs des restaurants populaires proposant les principales spécialités locales sont bondés, et attirent des étrangers avides d’expériences culinaires inédites, ou même de visiteurs nationaux à la recherche d’un repas copieux à un prix relativement abordable.

Ce retour à la vie se ressent jusqu’aux fin fond des ruelles étroites et mystiques de la médina -classée patrimoine mondial de l’Unesco- qui grouille de touristes venus explorer la cité millénaire et ses bijoux architecturaux dont la réputation fait rêver à travers le monde entier. La mosquée et le minaret Koutoubia, le palais Badi, la medersa Ben Youssef, ou encore les tombeaux des Saadiens, pour ne citer que ceux-là. Difficile de faire mieux que cette ville, qui a vu plusieurs puissantes dynasties se succéder au fil des siècles, depuis ses fondateurs au 11e siècle, les Almoravides, jusqu’aux Alaouites en passant par les Almohades. Une dynamique qui permet aux activités liées au tourisme de retrouver des couleurs. Les gérants des échoppes de souvenirs et des produits de l’artisanat marocain renouent avec le sourire, alors que la clientèle se rapproche de plus en plus du niveau d’avant la pandémie, et se montre surtout plus généreuse.

Marrakech rit à nouveau
À quelques encablures d’ici, dans l’un des espaces emblématique de la Ville ocre, le Palais Bahia, c’est un autre public qui se rue pour assister à un événement dont le retour a été tant attendu: le Marrakech du rire. Lancé en 2011, cet événement aux dimensions internationales, grâce à son parrain, le célèbre humoriste franco-marocain Jamel Debbouze, mais surtout pour son assistance très particulière. Et pour fêter son 10e anniversaire et son retour après deux ans d’absence comme il se doit, le Marrakech du Rire a attiré, du 15 au 18 juin 2022, de grandes figures mondiales du football et du divertissement. Le gala d’ouverture a été animé par la troupe Humouraji, qui réunit un panel d’artistes-comédiens marocains talentueux, avec notamment Taliss, Rachid Rafik, Said & Wadie, Ayoub Idri, Fadoua Taleb, Driss & Mehdi, Yassine Ghelfane, Brahim Kabbaj, Adnane El Azaar, Mounaim Seffouri et Ahmed El Younami. Les membres du célèbre Marrakech Comedy Club, qui compte dix grands humoristes et nouveaux talents, se sont succédé devant un public hilare pour une série de standups pendant une heure et demie. Cette édition spéciale s’est achevée en beauté avec le grand Gala de Jamel et ses amis. Au menu, le créateur du festival lui-même, mais aussi plusieurs invités prestigieux issus du monde artistique pour un spectacle exceptionnel et inédit. Un spectacle diffusé par la chaîne française M6 comme chaque année, et programmé dans le monde entier tout au long de l’année.

Invités VIP
La cité impériale a même réussi ce que les plus grands clubs européens n’ont pu faire: réunir les deux plus grands joueurs de la génération actuelle, le Français Kylian Mbappé et le Norvégien Erling Haaland, dans la même ville et au même moment. Les deux cracks ne porteront pas les couleurs du même club, mais ont tout de même succombé au charme de Marrakech. Leurs clichés sur fond des palmiers emblématiques de Marrakech, ou devant les portes traditionnelles marocaines, ont fait le tour de la toile. Accompagné de son coéquipier au Paris Saint-Germain, l’international marocain Achraf Hakimi, Kylian Mbappé s’est même rendu dans un village de la région pour visiter des orphelins et participer à des activités de charité.

Un énorme coup de communication pour le tourisme dans la ville et tout le Royaume, d’autant que ces stars bénéficient d’une notoriété redoutable dans les médias, ou encore sur les réseaux sociaux où ils cumulent plusieurs dizaines de millions de followers. Et la liste de ne s’arrête pas là. Parmi les VIP qui se sont ruées sur Marrakech pour son festival du rire, on retrouve l’international algérien Ryad Mahrez, et son coéquipier Islam Slimani, dont la présence n’a pas manqué de provoquer le débat dans la presse algérienne alors que les relations entre les deux pays sont secouées par une profonde crise depuis plus d’un an et demi. Mais les deux Fennecs ont été indifférents aux critiques. Difficile de dire non au charme de la Ville ocre, quel que soit le prix à payer.

Vitrine touristique du Maroc, Marrakech a été en toute logique la principale victime de la crise du secteur suite au déclenchement de la pandémie il y a plus de deux ans. En 2021, le Royaume n’a accueilli que 3,7 millions de touristes étrangers, largement en deçà du record de 13 millions enregistré en 2019. Niveau recettes, la chute a été aussi catastrophique: 34 milliards de dirhams en 2021, contre 80 milliards en 2019. Et c’est par la même Marrakech que la relance passe principalement. Sur les 48 nouvelles lignes annoncées par l’Office national des aéroports pour la saison d’été 2022, l’aéroport Marrakech Menara arrive en tête avec 12 nouvelles lignes. Sur le plan national, l’embellie se confirme lentement, avec des recettes voyages qui se sont établies à 9,7 milliards de DH au 1er trimestre 2022, soit une hausse de près de 80% par rapport à la même période en 2021.

Une évolution positive qui se confirmera certainement dès la publication des chiffres du deuxième semestre de 2022, qui seront positivement impactés par la levée de l’obligation de présenter un pass vaccinal complet et un test PCR négatif de moins de 72 heures en même temps, actée par le gouvernement le 17 mai dernier. Une bonne nouvelle pour un secteur touristique, qui représentait en 2019, soit avant la pandémie, pas moins de 7% du PIB du Maroc, sans compter son importance pour d’autres secteurs d’activités connexes.

source:maroc-hebdo.press.ma

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