Tourisme estival : Une haute saison à petits budgets !

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La reprise touristique se confirme, avec des arrivées en hausse et un taux de récupération qui dépasse les 71% par rapport aux années d’avant crise du Covid-19. Les recettes également sont en hausse, mais pour les touristes et les opérateurs, la saison est synonyme de petits budgets. Explications.

La reprise touristique se confirme, avec des arrivées en hausse et un taux de récupération qui dépasse les 71% par rapport aux années d’avant crise du Covid-19. Les recettes également sont en hausse, mais pour les touristes et les opérateurs, la saison est synonyme de petits budgets. Explications.

La reprise touristique se confirme, avec des arrivées en hausse et un taux de récupération qui dépasse les 71% par rapport aux années d’avant crise du Covid-19. Les recettes également sont en hausse, mais pour les touristes et les opérateurs, la saison est synonyme de petits budgets. Explications.

C’est une haute saison touristique particulière qui se déroule cette année. Certes, la reprise est confirmée par des indicateurs très encourageants, avec l’arrivée de 3,4 millions de touristes durant le premier semestre, selon le ministère du Tourisme. Mais, pour les opérateurs et les touristes eux-mêmes, l’équation est très loin d’être facile. « Nous assistons à une saison estivale à petits budgets. Qu’il s’agisse de touristes nationaux ou étrangers, tous surveillent leurs dépenses », constate un opérateur touristique.

« En réalité, nous faisons seulement tourner la machine, mais le compte n’y est pas vraiment », poursuit notre interlocuteur, membre de la Confédération Nationale du Tourisme, qui a requis l’anonymat. L’impact de la guerre en Ukraine et la baisse généralisée du pouvoir d’achat sont les principales raisons invoquées pour expliquer cette réticence ou plutôt l’incapacité des touristes à se permettre certaines folies en cette saison estivale considérée comme celle de la reprise effective du secteur touristique.

Budget de 400 euros

A titre d’exemple, les tours opérateurs étrangers qui orientent leurs clients vers le Maroc proposent des packages qui varient entre 300 et 400 euros la semaine, soit entre 3.000 et 4.000 dirhams. « Ce package comprend parfois du all-inclusive, à savoir l’aérien, les transferts en voiture, voire parfois la pension complète à l’hôtel », renseigne un tour opérateur marocain.

« Finalement, les partenaires marocains essaient de s’adapter à la situation en essayant de proposer quelque chose de convenable, mais c’est loin d’être rentable », poursuit notre interlocuteur. En tout cas, du côté de l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT), on table sur la promotion pour renouer avec les marchés européens, principaux émetteurs de touristes en direction du Maroc.

Selon la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, les recettes en devises enregistrées au cours des cinq premiers mois de 2022 se sont élevées à 20 milliards de dirhams, soit une augmentation de 173% par rapport à 2021, et un taux de récupération de 71% par rapport à 2019, avant le Covid-19.

Les nationaux aussi

Pour ce qui est des touristes nationaux, la situation n’est pas plus reluisante non plus. « Les Marocains surveillent leurs budgets également, mais veulent coûte que coûte avoir des offres de qualité », observe un professionnel du secteur. Là aussi, aussi bien sur le plan formel que dans le secteur informel, on assure que tous optent pour les tarifs les plus bas, quitte à abaisser le niveau de leur standing.

D’ailleurs, à ce propos, du côté des agents immobiliers, on rapporte des difficultés à écouler les appartements de haut standing. « Les gens préfèrent des appartements de moyen standing afin de faire des économies sur leurs dépenses », déclare Brahim Lachaibi, Responsable de l’agence Acces Immo, basée à Tanger, une destination balnéaire particulièrement prisée en cette saison estivale. « Actuellement, la situation est telle que certains collègues des agences de voyages et tours opérateurs proposent des offres aux nationaux en leur donnant la possibilité de payer sur 10 tranches. Donc, les gens s’endettent pour leurs loisirs pendant les vacances », indique le patron d’un tour opérateur marocain.

Résilience

En tout cas, du côté du gouvernement, on semble bien observer la situation. Selon la ministre du Tourisme, son département se penche actuellement « sur la mise en place de bases solides d’un développement durable du tourisme interne à travers l’encouragement de l’investissement dans ce type de tourisme et dans les loisirs, la création de stations proposant des prix à la portée de tous les touristes marocains ». Car il ne faut pas oublier que lors des deux dernières années de la pandémie, c’est le tourisme interne qui avait permis au secteur de tenir le coup. Et cela, le gouvernement le reconnait sans ambages. Selon la ministre Ammor, le tourisme interne demeure « une condition essentielle qui garantit la résilience du secteur touristique face aux crises ».
source: lopinion.ma
 
 
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