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Directeur de publication : Mohamed Khartouf
Femme

Nawal Sfendla : Du courage, de la persévérance et de l’humilité

A 33 ans, Nawal Sfendla réalise un de ses rêves les plus fous et gravit en septembre 2023 le mont Manaslu, qui culmine à 8 163 mètres d’altitude dans la chaîne de l’Himalaya, au Népal. Originaire de Casablanca, elle est la première alpiniste marocaine à réaliser un tel exploit. Une ascension qui fait partie de son projet phare le « 7 Summits Challenge » qui l’oblige chaque jour à repousser ses limites et à accomplir des exploits incroyables dans les régions les plus reculées de la planète et dans des conditions toujours plus extrêmes.

Aventurière dans l’âme, Nawal Sfendla se lance en 2019 le défi risqué de gravir les sept plus hautes montagnes du monde. Ce projet fou de Seven Summits Challenge et le rêve de gravir l’Everest en 2024, l’ont poussée à mettre sa carrière de communicante entre parenthèses en 2016, pour préparer son physique et commencer à forger son corps et son esprit aux conditions extrêmes de l’alpinisme en très haute altitude.

En septembre 2023, l’alpiniste marocaine réussit à gravir le mont Manaslu, qui culmine à 8 163 mètres d’altitude dans la chaîne de l’Himalaya, au Népal. Alors qu’elle avait déjà commencé ce long périple, elle apprend qu’un séisme venait de ravager le pays, mais décide de se battre à sa façon, loin de ses proches, pour concrétiser son rêve. Chaque ascension est pour elle « un triomphe sur toutes les portes qui se sont fermées et la concrétisation de ses efforts ». Au-delà de toute limite… La jeune femme a toujours été sportive et adepte de course à pied. Elle a régulièrement participé à des marathons internationaux au Maroc, notamment celui de Casablanca et de Marrakech. Pour elle, c’était comme « une sorte d’échappatoire ». En juin 2019, elle suit la proposition d’un ami, Nacer Ibn Abdeljalil, premier Marocain à avoir atteint le sommet de l’Everest, de monter le plus haut sommet d’Afrique du Nord, le Toubkal, qui culmine à 4 167 mètres d’altitude. Une expérience qu’elle n’est pas prête d’oublier. « Je ne m’étais jamais autant dépassée, confie-t-elle. Ce sommet est difficile car sur la phase finale, on passe d’un coup à 1000 mètres de dénivelé, ce qui entraîne de la nausée et de la somnolence, d’autant plus de nuit. Et puis c’était ma première expérience. Mais le soutien de mon groupe m’a poussée à me dépasser ».

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