Ecotourisme Maitrisons –le !

Imaginons les conséquences qu’un surplus des flux touristiques, en l’espace d’une seule génération, aura sur l’environnement s’il n’est pas maitrisé. une question si peu débattue lors des forums d’écotourisme au Maroc aux dépens des questions qui portent très souvent sur le tourisme rural ,parfois avec un caractère solidaire, contribuant à apporter des ressources nouvelles dans les campagnes mais sans réel engagement en matière d’écologie ou de protection de la nature, ni non plus avec une gestion durable de l’environnement naturel.
A ce jour, les projets d’écotourisme réels avec une forte composante environnementale sont très peu nombreux au Maroc.
Toutefois des initiatives très intéressantes voient actuellement le jour en matière de tourisme rural avec mise en valeur des produits du terroir, création d’appellations d’origine, développement de coopératives agricoles artisanales, qui contribueront à ouvrir la voie à un tourisme plus écologique avec une recherche de qualité de diversité.
En prêchant un tourisme durable, ses artisans se devraient, d’abord, de réguler, dès maintenant, l’impact de la croissance touristique sur le pays. De veiller au renouvellement des ressources de l’environnements, à la valorisation des patrimoines de toute nature, au maintien de la qualité architecturale des sites et à la maitrise des pollutions dans les lieux « consommés »par des voyageurs qui se comportent trop souvent avec désinvolture.
On ne prendrait pas ici le « Rallye du désert organisé au Maroc » comme événement sportif pollueur car cette compétition n’a pas encore atteint des proportions alarmantes menaçant sensiblement l’écosystème .il s’agit, ensuite, de leur imposer le respect des traditions locales, sous peine de traumatiser des habitants confrontés à l’irruption brutale, dans leur cadre de vie, de coutumes étrangères portées par le bélier de l’argent. De veiller à la structure des emplois créés par une activité qui peut ne s’avérer rentable qu’en apparence. D’en diffuser les revenus tant par l’étalement des « saisons »que par la répartition des gains sur la totalité de l’éventail social.
Bref,de faire en sorte que cette croissance conduise le Maroc vers un tourisme équitable ,un tourisme durable !
Il est donc indispensable d’évaluer la mesure des impacts du tourisme sur l’environnement ainsi que sur le bien être et la culture des populations d’accueil.
Par ailleurs, les besoins croissants en eau et en énergie de l’industrie touristique, tres largement dû aux piscines ou aux climatisations des hôtels, entrent directement en concurrence avec les besoins des populations locales.
La qualité environnementale est donc un facteur de compétitivité.
Développement touristique et protection de l’environnement peuvent, bel et bien, faire bon ménage si on y croit tous !
Bassima JOUNAIDI




