** Mustafa Abyad
Les candidats marocains au voyage font face à un avenir incertain à l’approche de l’échéance de 2027, date prévue pour le déploiement effectif des réformes structurelles que la Commission européenne compte introduire dans sa politique des visas Schengen
Ces mutations majeures viennent complexifier un parcours déjà perçu par les Marocains comme une épreuve quotidienne d’obstacles administratifs et financiers, Le point le plus contesté réside dans le fait que le système actuel contraint le demandeur à payer des frais non remboursables de 90 euros pour les adultes et 45 euros pour les enfants, auxquels s’ajoutent les frais de service des prestataires extérieurs, transformant la demande de visa en un pari financier sans garantie de résultat
Les révisions périodiques prévues par l’Union européenne tendent à augmenter ces montants sous prétexte d’inflation et d’évolution salariale dans les États membres, ce qui signifie concrètement une hausse du coût d’un éventuel refus et un lourd fardeau financier supplémentaire pour le citoyen marocain
Bien que Bruxelles mette en avant le passage au tout-numérique et la création de plateformes communes pour faciliter la délivrance de visas à entrées multiples à certaines catégories ciblées telles que les hommes d’affaires et les profils hautement qualifiés, le cœur de ces réformes reste centré sur des exigences sécuritaires accrues et la possibilité d’imposer des mesures restrictives ciblant certaines catégories, renforçant l’impression que la digitalisation n’est qu’un paravent pour intensifier les contrôles et approfondir la discrimination financière et administrative.